Italo Balbo à Montréal, ou le sourire du fasciste

Martin Pâquet

Le 1er juillet 1933, une escadrille de 25 hydravions décolle d’Orbetello, en Italie, à destination de l’Exposition universelle de Chicago. Dirigée par le ministre de l’Air du gouvernement fasciste, le général Italo Balbo, elle traverse l’Atlantique en plusieurs étapes. Les aviateurs transitent à Longueuil le 14 juillet, où plus de 50 000 personnes les accueillent. Le Devoir d’histoire a consacré sa chronique à cet épisode de l’histoire de la culture politique québécoise, relaté par l’historien Martin Pâquet.

Pour lire le Devoir d’histoire.

 

Martin Pâquet est professeur titulaire au Département des sciences historiques de l’Université Laval. De 2010 à 2023, il fut aussi le titulaire de la Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d’expression française en Amérique du Nord.
Œuvrant en anthropologie historique, Martin Pâquet s’intéresse aux multiples expressions des cultures politiques dans la longue durée au Québec, au Canada et dans les francophonies nord-américaines depuis les Révolutions de la fin du 18e et du début du 19e siècle jusqu’à nos jours. Ses intérêts s’étendent aussi aux études migratoires dans une perspective interdisciplinaire et transnationale. Il est l’auteur ou le co-auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont Tracer les marges de la Cité. Étranger, Immigrant et État au Québec, 1627-1981 (Boréal, 2005), Langue et politique au Canada et au Québec. Une synthèse historique (avec Marcel Martel, Boréal, 2010) et Brève histoire de la Révolution tranquille (avec Stéphane Savard, Boréal, 2021). Ses travaux lui ont valu la reconnaissance de ses pairs, dont les Prix 2011 et 2022 de l’Assemblée nationale du Québec décernés par l’Institut d’histoire de l’Amérique française et le Prix 2011 de la présidence de la Journée du livre politique du Québec.